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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 12:31

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J'ai rédigé la préface et la postface de "Bien gérer sa eréputation sur Internet", co-écrit par Anthony Babkine, Mounira Hamdi et Nabila Noumen, trois de mes anciens étudiants! Ce livre riche d'entretiens avec des RH ou des cabinets de recrutement, montre à quel point il est important pour les jeunes diplômés ou les salariés de gérer sa réputation sur Internet, en particulier sur les réseaux sociaux. 

Retrouvez l'actualité sur ce sujet sur: http://www.ma-ereputation.com/

 

Communiqué de presse de Dunod pour la sortie de l'ouvrage:

Les plateformes comme Facebook, Twitter, Linkedln ou Viadeo sont alimentées par des données personnelles qui peuvent parfois se révéler compromettantes… Or, se créer une identité et une réputation numériques positives via les informations véhiculées sur Internet est devenu un atout capital. Cet ouvrage, illustré de nombreuses astuces, témoignages de recruteurs et experts web 2.0 donne des outils à chacun pour maîtriser sa présence sur la Toile. Il s’adresse aussi bien aux jeunes diplômés et professionnels qu’à toute personne souhaitant prendre en main sa réputation sur Internet.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 12:20

 

Le 3 octobre 2011, le Casino de Paris accueillait 1 300 personnes pour l'IT'Night, nuit du numérique.

3 heures d’échanges autour des TIC, des trophées remis à des projets innovants de grandes entreprises ou de start-ups (je participais au jury). Bravo à Vodeclic, Ilumens, recommerce, Fotolia, KDP group : http://www.itnight.fr/palmares.php

  
Une soirée très sympathique et chaleureuse! A l'année prochaine!

http://www.itnight.fr/

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 12:09

Nous avons organisé au sein du think Tank Renaissance Numérique que je co-préside avec Guillaume Buffet, un petit déjeuner le mercredi 21 septembre 2011, au restaurant Ladurée, en présence de M. Rod Beckstrom, CEO de l’ICANN et de Mme Jennie-Marie Larsen, responsable marketing de Sedari.

Ci-dessous un compte rendu des échanges, qui permet de mieux comprendre cet incontournablke structure de l'Internet! 

 

3.     3. Cas de compétition sur un même nom générique : comment arbitrer ?

 Une Commission spéciale pour arbitrer cette compétition est mise en place.

Les critères de sélection sont notamment : 

-      la  technologie 

-      le financement

-      la non criminalité

-      le business plan (pour assurer une pérennité)

 

L’ICANN recherche un accord entre les deux parties pour l’intérêt général.

Par ailleurs il existe des règles particulières pour les capitales de pays. Les noms de domaine reviennent aux ayants-droits de la ville. Par exemple la ville de paris gère le .paris, privant le grand Paris de sa gestion.

L’extension de noms de domaine soulève de nombreuses questions et quelques conflits auront probablement lieu. L’ICANN entend arbitrer ces conflits en suivant une procédure et des principes précis qui sont clairement détaillés sur son site.

Pour une vision complète des principes directeurs pour un règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine : site ICANN

 

4.      4. Délégation de noms de domaine de code pays

L’ICANN travaille en collaboration avec d’autres organismes auxquels l’institution délègue les responsabilités de gestion et d’administration de noms de domaine de code pays (ccTLD – country code top level domain).

Le manager délégué d’un ccTLD fournit un service public au nom de la localité ou du pays dans lequel il travaille. Il a le devoir de servir la communauté de la localité ou du pays concerné.

Une fois la délégation accordée, l’ICANN n’administre plus le nom de domaine concerné (le.fr par exemple), en revanche en cas d’abus les délégués peuvent perdre leur pouvoir.

Pour plus d’informations sur les principes de délégation et d’administration de noms de domaine de pays : doc ICANN

 

5.      Noms de domaine controversés 

L’ICANN est neutre et n’a pas de pouvoir sur les contenus qui sont derrière les noms de domaine.

N’importe quel citoyen est libre de formuler une requête auprès de l’ICANN pour dénoncer un nom de domaine (un nom de domaine terroriste comme .djihad), moyennant unesomme d’argent pour enclencher l’enquête.

Pour plus d’informations sur la procédure relative aux objections relevant de la morale et de l’ordre public : doc ICANN

 

6.      Gouvernance

Icann a un contrat avec le gouvernement américain mais ne fait pas partie de l’administration américaine.

142 pays travaillent avec l’ICANN. Le directoire est international et ICANN travaille en toute indépendance avec des personnes du monde entier et non avec seulement l’administration américaine.

Des améliorations vont encore être apportées au contrat qui uni l’ICANN aux Etats-Unis, pour accorder à l’ICANN encore plus d’indépendance.

Des recommandations peuvent être postées en ligne sur le site de l’ICANN

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:40

Google + (ou G+) , dernier né sur les réseaux sociaux, suscite actuellement de nombreux échanges sur la Toile. Encore en version test pour les initiés (principalement les Geeks), Google+ risque de faire parler encore de lui dans les prochains mois. La guerre Google Facebook s’intensifie. Mais qu’est-ce-qui est vraiment nouveau dans ce fameux Google+? Première innovation : on ne parle pas d’amis mais de cercles qu’on peut définir à sa guise. C’est d’une simplicité incroyable, on crée des cercles en regroupant les personnes que l’on souhaite, par exemple les amis du lycée, des membres de sa famille, ses amis les plus drôles. (le nombre maximum de cercles possible n’est pas précisé, mais il semble très large). Grâce à ces cercles, la diffusion d’ informations spécifiques est privilégiée (ce qui permet de mieux gérer la frontière vie privée/ vie professionnelle qui s’estompe aujourd’hui). Même si Google+ ne vise pas au départ les entreprises (l’approche est clairement pour l’instant tournée vers les individus) , on peut quand même imaginer une entreprise créant un profil Google + , définissant ses cercles comme les segments de marché, ou encore comme les types de groupes de fans (définis selon leur niveau d’activité Web pour la marque par exemple). Deuxième innovation : les déclics. Sur Google+, le partage de photos ou de vidéos est simple. De plus, avec un compte Google+, on accède à un stockage illimité de photos sur Picasa ! Quant aux informations de profil sur Google +, c’est un mélange de linkedIn ou Viadéo et de Facebook : en plus de sa photo et des données traditionnelles, on peut décrire sa formation, détailler ses différents emplois, préciser les lieux où l’on a vécu, les sites web qu’on aime. Une rubrique photos et vidéos est également disponible. Le « I Like » de Facebook se nomme « +1 » sur Google Plus. Toutes ces informations sont donc très riches en données marketing. Autre innovation : les bulles, qui permettent des rencontres improvisées sur le web (il suffit de dire qu’on est dispo, et on peut alors chatter par vidéos). Un chat simple est aussi proposé, avec l’avantage de Google traduction qui facilite les échanges multi langues instantanés. Google + n’a bien évidemment pas oublié le mobile : on peut désormais transférer automatiquement ses photos depuis son téléphone portable sur le Web, via l’application « Instant load » . Enfin, la fonction « clique » permet de pratiquer le SMS à plusieurs. Pour résumer, Google plus présente plusieurs bénéfices : il semble avoir pris le meilleur des réseaux sociaux existants, l’interface est simple, et il est pensé en connexion avec tous les nombreux outils existants de Google. En revanche, l’entreprise de Montain View devra faire face aux lois du marché et au fameux avantage au pionnier (le premier arrivé sur un marché). Reconstituer des réseaux déjà crées sur Facebook, linkedIn ou Viadeo depuis un certain temps reste une barrière à l’entrée pour beaucoup d’internautes. Leur trade off sera déterminant. Affaire à suivre donc !

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 15:01

                              Renaissance Numérique, think tank que je co-préside, a participé à l’atelier organisé par le Parti Socialiste à La Cantine le 20 juin dernier et était présent lors du discours sur le numérique de Martine Aubry au 104 le 22 juin. Le think-tank est également intervenu lors de la convention UMP sur le numérique qui s’est tenue hier à l’auditorium du palais Brongniard. L’occasion pour « RN » de décrypter et comparer les deux approches.


1.      Le numérique sur le devant de la scène : un sujet désormais incontournable 

Nous nous sentions bien seuls, chez Renaissance Numérique en 2007, lorsque nous clamions que les politiques devaient s’intéresser au numérique, qu’une transformation majeure de la société était en cours, que l’économie était en train d’être bouleversée, que l’accès pour tous à l’internet devait préoccuper tous les décideurs publics.

Le temps a passé. Les politiques ont évolué. Désormais, le numérique s’inscrit au premier plan des préoccupations politiques. Ce n’est pas pour rien que Martine Aubry en a fait le grand thème de ses dernières déclarations avant l’annonce de sa candidature. Ce n’est pas pour rien que l’UMP a répliqué avec une convention en grande pompe sur le sujet.

Coté PS, les proches de Martine Aubry ont organisé des ateliers de travail le 20 juin dernier à La Cantine. Cette rencontre a permis de déboucher sur un certain nombre d’axes et quelques voies pour des mesures à peaufiner. Deux jours plus tard, la Première Secrétaire du PS publiait une tribune intitulée « La France connectée » dans laquelle elle dressait ses ambitions pour le numérique (lire la tribune ici). Le soir-même, elle prononçait un discours fleuve sur le sujet au 104.

Coté UMP, la députée Laure de La Raudière, a organisé une convention mardi 28 juin à l’auditorium du Palais Brongniard intitulée « Révolution numérique : le meilleur reste à venir ». Deux tables rondes se sont succédées, réunissant de grands noms de l’internet français, dont Renaissance Numérique pour parler de net citoyen. Un document présentant 4 grands axes déclinés en 45 mesures a été distribué à toutes les personnes présentes (l’événement était ouvert à tous, non aux seuls militants UMP). Jean-François Copé, Secrétaire Général de l’UMP, ainsi que Éric Besson, ministre de l’économie numérique, étaient présents.


 

 2. Les grandes lignes

Pour ce qui est du parti socialiste, les 3 thèmes développés à la Cantine étaient :

la cité numérique

les droits et libertés numériques 

l’entrepreneuriat

Dans sa tribune, Martine Aubry a particulièrement mis en avant : 

le potentiel économique du secteur numérique

un « droit à la connexion »

le déploiement du très haut débit

le démantèlement de la Hadopi et l’instauration de la licence globale

la création d’une Fondation eDémocratie

l’aide aux PME numérique via le statut JEI et la mise en place d’un Small Business Act

 

Pour l’UMP, 4 grands axes ont été travaillés :

« l’internet neutre partout et pour tous »

« une politique qui mise sur la responsabilité des acteurs »

« une formation renforcée afin de lutter contre l’illettrisme numérique »

« faire de la France un leader mondial dans l’économie numérique »

Ces quatre piliers étant déclinés en 45 propositions.


 

3. Les grands clivages


Hadopi et licence globale

C’est certainement l’élément qui a été le plus repris dans les médias : la volonté de Martine Aubry de démanteler la Hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet).

Pour la socialiste, l’aspect répressif / pédagogique est un échec et il faut trouver une solution nouvelle et juste pour allier liberté sur internet et rémunération des artistes. Pour cela, elle propose l’instauration d’une licence globale : tout le monde doit contribuer au financement de la création, à commencer par les citoyens qui devront mettre la main à la poche lorsqu’ils payeront leur abonnement internet. Ainsi, Martine Aubry entend mettre fin à « la guerre contre les internautes qui partagent ».

EN RESUME : Licence globale et partage des œuvres VERSUS hadopi et lutte contre le partage illégal 

L’UMP est jusque là opposée à l’instauration d’une licence globale. Il faut, selon le parti de droite, privilégier la pédagogie, quitte à passer par du répressif, plutôt que de réfléchir à un modèle radicalement nouveau de financement de la création.

 

Déploiement des infrastructures

Les deux partis s’opposent également de façon frontale sur le modus operandi du déploiement très haut débit. Même si la couverture de tous les Français représente un objectif commun des deux formations, le PS semble faire plus confiance à l’État (au public) pour déployer les réseaux, qu’au privé (ce que prône l’UMP).
En effet, afin selon eux de gagner en temps, en efficacité et en justice sociale, les socialistes ont proposé que  soit instauré un opérateur public qui aura pour mission de fibrer le territoire national. Il pourra établir des partenariats public/privé (PPP).
L’UMP pour sa part entend favoriser l’initiative privée, selon elle plus efficace. Ce qui n’empêchera pas la mise en place de PPP comme c’est actuellement déjà le cas entre opérateurs, collectivités et État.

EN RESUME : Pour déployer le très haut débit : Faire confiance au public dans une logique centralisée (PS) VERSUS faire confiance au privé dans une logique décentralisée (UMP) 

 

L’E-éducation

Le programme du PS est pour l’instant très lacunaire sur la place à accorder à l’éducation et au numérique. Comment repenser l’éducation à l’ère numérique ?  

Du coté de l’UMP, 10 des 45 mesures proposées sont consacrées à la place de l’éducation et de la formation au numérique. Il s’agit donc d’un enjeu considéré comme essentiel.

Toutefois, il faudra des moyens considérables ainsi que beaucoup de volontarisme politique pour faire advenir l’école 2.0. Sur les dernières années, force est de constater que cette volonté politique a cruellement manqué.

 

 

4. Points d’accord


La neutralité d’internet et son inscription dans la loi semble être un objectif des deux grands partis. On se rappelle que le rapport transpartisant co-rédigé par les députées Laure de La Raudière (UMP) et Corinne Erhel (PS) préconisait cette mesure

L’aide aux startups : financement et aide au décollage du chiffre d’affaires des PME numériques sont au programme des deux partis, notamment via l’instauration d’un Small Business Act (SBA : le principe est de réserver une partie des commandes publiques aux PME, comme c’est le cas aux Etats-Unis depuis 1953). Pourtant, aujourd’hui, un SBA n’est pas envisageable en raison des accords passés à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Renaissance Numérique, qui a travaillé sur cette question, dévoilera ces prochains jours des propositions sur ce sujet particulier. 

Filtrage et blocage : même si c’est l’UMP qui a majoritairement voté des lois censées se passer de l’intervention d’un juge pour bloquer ou filtrer un site internet, les deux partis semblent aujourd’hui avoir compris que ni la liberté d’expression ni les citoyens ne pouvaient s’accorder avec des mesures autoritaires et non contrôlées par la justice de blocage et de filtrage.

 

 

5.Approches et méthode


Les approches sur internet semblent en partie reproduire les schémas de 2007. Même si cette impression reste à confirmer au fil des prochains mois, l’UMP a une approche plutôt organisationnelle d’internet et des réseaux sociaux. Il est possible d’envoyer des contributions sur le site du parti mais l’essentiel du fond est produit en interne.

Coté PS en revanche, l’approche paraît plus participative : le programme issu des ateliers de travail à la Cantine est librement amendable en ligne. Il semble être fait appel plus au citoyen qu’au militant.

Même si l’UMP a promis hier un rendez-vous prochain à la Cantine, les lieux sont également symboliques de ces approches : 

                  la Cantine pour le PS (espace de travail collaboratif, dimension modeste)

                  la Bourse pour l’UMP (plus travaillé sur la forme, plus prestigieux voire « show off".


 

6. Répercussions médias


Les médias se sont largement intéressés à la tribune de Martine Aubry en particulier pour sa sortie contre la Hadopi et pour la licence globale. De très nombreux médias traditionnels l’ont ainsi reprise (Libération, Le Monde, 20 minutes, France Soir, etc.) mais également les citoyens via Twitter : « Aubry » est ainsi devenu un « trend topic » (sujet parmi les plus cités sur Twitter).

De même ; « umpnum » (le mot-clé utilisé sur le réseau Twitter pour parler de la convention UMP), a fait son entrée dans les « trend topics » 45 minutes seulement après le début de la convention UMP. Les reprises presse ont été moindres que pour la tribune de Martine Aubry mais il est intéressant de noter que sur internet, et notamment sur les réseaux sociaux, ces deux événements ont été très largement couverts et commentés.  

En complément, un article de l’Expansion consacré à la comparaison des programmes de l’UMP et du PS :

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/le-match-ps-ump-des-programmes-numeriques_257934.html

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 20:00

J'interviens demain matin à l'assemblée nationale dans le colloque Internet Solidaire sur les dénumérisés du 21ème siècle. La table ronde porte sur "Avantages et limites d'une nouvelle citoyenneté numérique" ....vaste sujet

Enfin un colloque sur ces sujets!!

Pour lire le programme de la journée et s'inscrire:

http://www.internetsolidaire.fr/site/programme.html

 

                                      Internet Solidaire

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 22:19

Selon Bloomberg (14 Juin), pour le deuxième mois consécutif, la croissance du nombre d'abonnés à Facebook s'est ralentie (selon la dernière livraison des statistiques du site Inside Facebook). "Le réseau social a même perdu en mai des abonnés dans plusieurs grands pays, et notamment aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, 6 millions d'utilisateurs ont ainsi abandonné le réseau social le mois dernier : leur nombre est tombé de 155,2 millions fin avril à 149,4 millions fin mai. C'est la première fois que Facebook perd des «amis» aux Etats-Unis, note Inside Facebook. Au Canada, ce sont 1,5 million d'abonnés qui se sont évaporés, tandis qu'au Royaume-Uni, en Norvège et en Russie, le nombre d'utilisateurs a baissé de plus de 100.000. Depuis sa création en 2004, Facebook n'avait cessé d'affoler les compteurs. Il y a moins d'un an, la société créée par Mark Zuckerberg revendiquait 500 millions d'«amis». Ils sont aujourd'hui 687 millions. Leur nombre continue à augmenter tous les mois, mais la croissance vient désormais plutôt des pays «en retard» dans l'utilisation du réseau social : le Mexique, le Brésil, l'Inde, etc. Selon les analystes d'Inside Facebook, la croissance des abonnés au réseau social marque le pas à partir du moment où le taux de pénétration atteint environ 50% de la population."

La presse s'est emparée de cette information à l'encontre de toutes les tendances jusque là prévues sur Facebook. Une espèce de revanche contre LE phénomène de l'Internet après Google, contre ce succès incontestable valorisé près de 80 miliards de dollars malgré un chiffre d'affaire très faible, suscitant jalousie, incompréhension, curiosité. Un certain retour à un ordre "plus juste" face à un phénomène non maîtrisé qui fait souvent peur aux entreprises, ax organisations, aux hommes/femmes politiques, aux gouvernements....

Et pourtant, la perte d'utilisateurs chez Facebook n'a rien d'exceptionnel! Chaque entreprise en phase de maturité mesure son taux de "churn", à savoir le pourcentage de ses clients qui la quitte tous les ans. Dans le domaine de l'Internet, ce taux de Churn est de 1 à 2%. Facebook a été crée en 2003, soit il y a huit ans. C'est donc aujourd'hui une entreprise qui est devenue plus mature, et dont le marché aussi a suivi la même évolution. Elle rentre donc dans ce fameux mécanisme classique du churn. Un bref calcul: 1% (le taux de churn) du nombre total de "clients" Facebook (soit 600 millions de membres) correspond à 6 Millions d'utilisateurs perdus: c'est exactement le chiffre annoncé par Bloomberg!

Donc pas de panique! Facebook a encore de beaux jours devant lui....En revanche, Facebook, comme plus généralement les réseaux sociaux aujourd'hui, doivent peut être, comme toutes les entreprises du monde, s'intéresser à des concepts clés du marketing, comme la satisfaction, la fidélité, ce qu'on appelle plus globalement le CRM (Customer Relationship Management)...A suivre donc!

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:06

eG8

 

 Le eG8, auquel j'ai été invitée, a été source de débats contradictoires dans la presse et les medias, un grand succès pour les uns, un coup de com privé pour les autres. le sujet n'est pas sans intérêt et mérite quelques réflexions.

Les points positifs: tout d'abord, la remarquable organisation logistique sans faille de Publicis (on reconnaît là son professionnalisme). Ce n'était pas évident car avec tous les tweeters présents dans la salle, le moindre problème aurait été diffusé à la terre entière! Des télévisions partout sous une grande tente dans le jardin des Tuileries, des petits détails agréables (toilettes en bois, excellent buffet) ont permis de créer une atmosphère détendue et professionnelle autour du sujet qui nous intéressait tous, le fameux "e" de eG8 dont Eric besson n'a pas su trouver l'origine...

Le eG8 a également réuni un très beau parterre de speakers, d'Eric Schmidt (Google), Hiroshi Mikitani (Rakuten), R. Murdoch ou encore Mark Zuckerberg (Facebook). Mais les meilleurs furent bien sûr les professeurs d'Université, tels Lawrence Lessig, prof à Harvard, ou le journaliste Jeff Jarvis,  qui ont un peu élevé le débat. 

La contribution majeure du eG8 est plus symbolique: il est clair que le eG8 démontre une sensibilisation enfin des politiques au niveau international aux questions de l'Internet, et que c'est un grand pas qui va peut être faire évoluer nos politiques locaux sur ces sujets (en France une dizaine de parlementaires seulement sont compétents et motivés sur le numérique!).

 Enfin, les rencontres entre les participants et le networking développé pendant le eG8 furent pour beaucoup à la fois très agréable et très constructif. Enfin un grand évènement international réunissant les acteurs qui veulent faire avancer le numérique tout en ayant une réflexion sur la société vers laquelle nous amène ces technologies. Ce fut intéressant de croiser nos homologues dans les pays étrangers et de constater que les problématiques sont les mêmes, y compris avec les Etats-Unis pourtant souvent cité très en avance sur le numérique.

Les points négatifs du eG8 : il est évident que le eG8 était un évènement grandement sponsorisé par des grandes entreprises de l’Internet et des opérateurs, et organisé par une société privée, Publicis, avec l’implication personnelle très forte de son président Maurice Lévy. Associer le G8 à une manifestation très business, gérée par de grands groupes privés reste paradoxal et ambigu. J’aurais apprécié ne pas voir que des milliardaires de l’Internet sur la scène, mais aussi la société civile, les représentants de petites start ups, d’incubateurs, de pôles de compétitivité, de grandes écoles/d’universités, de philosophes des TIC, de tout l’écosystème innovant autour du numérique. Le plus grand manque se situe du côté de la recherche. Alors que Google est le fruit d’algorithmes inventés par deux chercheurs, peu de représentants du monde de la recherche était présents. Un peu de prospective dérangeante sur le monde du futur aurait mis un peu de piquant aux débats. En effet, les tables rondes n’ont pas appris grand-chose aux participants, on s’attendait à des discours plus décalés d’Eric Schmidt ou de Marc Zuckerberg, mais ce fut assez décevant. Rien de bien innovant !  En revanche, les tables rondes sur la liberté d’expression, la pétition lancée par la quadrature du Net et Jeff Jarvis, abordaient enfin les sujets de fonds, comme la gouvernance d’Internet, le choix entre un Internet libre et un Internet régulé.

L’Europe fut également peu présente au sein du eG8, qui avait une vision plutôt américaine du sujet (Lawrence Lessig, prof à Harvard,  a même été déçu et a trouvé ce eG8 très « american minded » ;  il s’attendait à voir un peu plus d’acteurs de la France et de l’Europe). Très étonnant car la France est un tout petit marché pour les sociétés du numérique, et que l’Europe pourrait être innovante en terme de régulation de l’Internet et assurer un contre pouvoir aux Etats-Unis sur ces sujets, voire être encore plus innovante et créative, étant donnés ses nombreux talents. Dommage cette faible présence de l’Europe ! 

Pour conclure, le eG8 a finalement permis de bien réaffirmer que l’Internet révolutionne nos sociétés et le comportement des individus, qu’il est créateur d’emplois et source de PIB. L’étude de Mc Kinsey a encore appuyé cet argument qui semble désormais intégré par nos dirigeants politiques. Le numérique est un secteur important qu’il faut traiter au même titre que l’industrie ou l’énergie.

Sur les questions de fonds, le eG8 a simplement permis d’initier les débats : sur la liberté d’expression, la régulation, la gouvernance, la protection de la vie privée, l’impact dans les révolutions, sur le choix de société dans laquelle nous souhaitons vivre, et celle que nous voulons construire pour nos enfants. Sur ces sujets, le eG8 a permis de constater la diversité des points de vue, les clivages forts, des choix de société très différents, et par conséquent la nécessité d’ouvrir ces débats à la société civile et à tous, car l’Internet est l’affaire de tous.

Ça ne fait que commencer !!

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 10:48

Je vais intervenir à la conférence organisée par l'Institut Telecom le 16 Juin sur "Transformation numérique et nouveaux modes de management", les sujets sont passionnants!

Venez nombreux!

 

 

INVITATION
 

Conférence

La Fondation Télécom vous convie à une conférence


le jeudi 16 juin 2011 de 9h00 à 14h

à l'Institut Télécom

A l’occasion de la sortie de son Cahier de Prospective sur le sujet, la Fondation Télécom organise,

autour de ses partenaires ayant contribué aux travaux et d'experts de la thématique, la conférence

« Transformation numérique


et nouveaux modes de management »

 

8h30 : Accueil café

 

9h-9h20: Mot de bienvenue par Francis Jutand, directeur de la Fondation Télécom et introduction de la conférence par Carine Dartiguepeyrou, responsable du programme «Transformation numérique et nouveaux modes de management » de la Fondation Télécom

9h20-9h50 : Stéphane Roussel, DRH Vivendi : prospective, innovation et nouveaux modes de management

9h50-11h: Témoignages de partenaires de la Fondation Télécom : quelles expériences innovantes ?
•    Sophie Arnoud, directrice recrutement, le réseau social Facebook d’Accenture
•    Julien Cotte, responsable RH 2.0, le réseau social d’Alcatel Lucent
•    Louis-Xavier Laurencel, Directeur du Centre Client Orange Nord, télétravail collectif en télémanagement
•    Judith Will, responsable Knowledge Management, l’expérience du réseau de pairs BNP Paribas Assurance

 

11h-11h30 : pause

11h30-13h15 : Regards prospectifs : quels enjeux pour demain ?
•    Christine Balagué, enseignant-chercheur à Télécom Ecole de Management et vice-présidente du Think Tank Renaissance numérique, auteur des livres 10 ans d’aventure Internet, Facebook, Twitter et les autres
•    Carine Dartiguepeyrou, responsable du programme « Transformation numérique et nouveaux modes de management », Fondation Télécom
•    Sophie Delmas, GRH, communication projet Internet, BNP Paribas
•    Ziryeb Marouf, responsable RH 2.0 chez Orange, membre fondateur et président de l’Observatoire des réseaux sociaux d’entreprises, auteur du livre Réseaux sociaux numériques d’entreprise, Etats des lieux et raisons d’agir
•    Olivier Zara, fondateur d’Axiopole, auteur des livres Réussir sa carrière grâce au personal branding, Le management de l’intelligence collective

13h15 : Cocktail déjeunatoire


Nombre de places limité
Inscription obligatoire sur :

http://www.fondation-telecom.org/evenement/conference-16-juin-2011-26/


Accueil à 8h30, début 9h  précises

Institut Télécom,  46 rue Barrault 75013 Paris
Métro Corvisart (ligne 6) - Bus n°62, arrêt Vergniaud

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:54

Le 18 Mai 2011,  je suis intervenue dans un colloque à l'ESSEC  (http://www.prospectivedesmetiers.com/) sur la communication numérique de demain. Un travail remarquable a été mené par l'Observatoire des métiers de la publicité sur l'évolution de la communication et de ses métiers à l'heure du numérique.

Le rapport est disponible sur le site, bravo à Maria Mercanti-Guérin pour cette prospective!

 

Les 12 tendances sur lesquelles nous avons débattu:

1. Le crowd sourcing et l'innovation ouverte
 2. La mobilité service

3. La croissance exponentielle de ce qui marche : gratuité, service, bêta

4. Le mythe de la dématérialisation, la réalité de la dépossession

5. La délinéarisation, cheval de Troie du ROI

6. Le marketing est mort, vive le marketing réactionnaire

7. Un monde de l’hyperchoix et de sources cachée

8. Le rapport difficile au temps

9. La fin des tribus marketing, le pouvoir des tribus identitaires

10. Le shopping social, un nouveau testimonial

11. Play again ou la nouvelle créativité numérique

12. Chacun veut faire le métier de l’autre

 

 

Et les 14 scenari du futur:

Scénarii principaux

Le scénario de la limitation et de la croissance atone

 

 

Le scénario du tout numérique : des géants de l’e-commerce au média-mobile

Le scénario de l’Internet média unique ou le choc des titans

Le scénario de la guerre des contenus

Le scénario de la perte de valeur ou la crise de la gratuité

Le scénario des effets de mode, des croissances exponentielles et des chutes abyssales

Le scénario de l’enrichissement fonctionnel et de la délinéarisation totale

Le scénario de la convergence : le pouvoir des Hubs

Le scénario de l’outil miracle et de l’identification unique

Le scénario des Jedi de la réalité augmentée

Le scénario de la donnée Big Brothers et des fusions concentrations

Le scénario de la sécurisation des données ou la catastrophe du Fake

Le scénario « A la recherche du temps perdu »

Le scénario du consommateur chef d’orchestre

 

A méditer.. en tout cas ça va bouger !!


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