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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 18:15

Sortie de mon ouvrage sur "les réseaux de petri appliqués au marketing" sur le site:

http://tinyurl.com/3yr3p89

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 14:48

Think digital et Renaissance Numérique que je co-préside ont lancé une réflexion sur la banlieue et le numérique Comment dynamiser l'emploi en banlieue grâce au numérique ? Comment faire profiter les jeunes des quartiers de l'hypercroissance du secteur numérique ? Comment améliorer leur employabilité pour tirer profit de ces nouvelles compétences ? Quelles formations ? Quels besoins technologiques ? Quels usages et pratiques ? Renaissance Numérique pilote un groupe de réflexion « Banlieue et Numérique » sur les moyens de dynamiser l’emploi dans les banlieues grâce à l’innovation et aux TIC.

Pour rappel, Mme Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville a confié à M. Abdel Aïssou une mission visant notamment à mettre en place un Conseil national des entreprises pour la banlieue, associant : · Le Secrétariat d’Etat chargé de la politique de la Ville · La Délégation aux Usages de l’Internet (DUI) · L’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances (ACSé) · L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) · Think Digital, le Think-Tank du Pôle de compétitivité Cap Digital · Renaissance Numérique.

 

Plusieurs réunions de ce groupe de réflexion ont eu lieu, passionantes, avec une trentaine de participants (entreprises, organisations, associations, collectiovités locales, acteurs du terrain) et 17 propositions ont été faites.

 

Ce groupe de réflexion lance cette année un premier évènement, première pierre d'un rassemblement tous les ans, qui aura lieu à Paris XIII, avec la présence de Fadela Amara.

Pour vous inscrire :

http://renaissancenumerique.typepad.fr/banlieue20/inscription-participez-à-la-journée-du-16-juin.html

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 02:27

 

 

 

Nommée rapporteur du groupe "Technologie et Services pour l'autonomie" de la mission "Mieux Vivre chez soi" lancée par Nora Bera, Secrétaire d'Etat aux aînés, je travaille en particulier sur les futures technologies et services pour les seniors, qu'ils soient en bonne santé, fragiles ou dépendants. L'enjeu sociétal est majeur.

 

 

 

  vivre-chez-soi

   

 

Nora Berra, la secrétaire d’Etat chargée des Aînés, a lancé le 18 février une mission chargée de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées.

Baptisée “Vivre chez soi : autonomie, inclusion et projet de vie”, cette mission a pour objet de mieux répondre aux attentes de près de 90 % de nos aînés qui souhaitent vivre dans leur domicile, au sein de leur tissu relationnel et familial, le plus longtemps possible.

 Cette mission coordonnée par le Professeur Alain Franco, Directeur général du Centre Nationale de Référence (CNR), sera conduite sur une période de quatre mois par 6 groupes de travail.

Plusieurs partenaires sont d’ores et déjà mobilisés, tels que la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) ou encore le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).

Les six champs d’actions prioritaires retenus reflètent la pluridisciplinarité de la question de l’autonomie, allant de la sociologie et l’éthique au financement, avec un fort accent mis sur les innovations technologiques et gérontechnologies en particulier :

  1. Diagnostic autonomie habitat : Bertrand DELCAMBRE
  2. Technologies et services pour l’autonomie : Maryvonne LYAZID
  3. Mobilité et urbanisme : Dr Jean-Pierre AQUINO
  4. Métiers, compétences et formations : Dr Yves MATILLON
  5. Inclusion et prévention des discriminations : Gilles DUTHIL
  6. Optimisation de gestion des services : Michèle DEBONNEUIL

Chaque groupe devra établir un état des lieux et identifier les besoins nécessaires. Cette mission aura ainsi pour objectif d’élaborer et de développer des outils juridiques, financiers, réglementaires, techniques et organisationnels pour lever les freins et les obstacles existants aujourd’hui en France vis-à-vis du maintien à domicile. Plusieurs référentiels et une charte devraient notamment voir ainsi le jour.

Le rapport final sera remis le 17 juin prochain à Nora Berra, qui s’est engagée à mettre rapidement en place des actions en conséquence, convaincue qu’il s’agit par la même occasion de développer un formidable levier de croissance économique et de création d’emplois.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 12:33
facebook twitter et les autres



De nombreux commentaires ont été publiés sur l'ouvrage : "Facebook, Twitter et les autres, comment intégrer les réseaux sociaux dans sa stratégie d'entreprise", paru chez Pearson le 26 février 2010.
Le livre est disponible sur les sites Amazon, Fnac, dans les magasins Fnac et en librairie:
http://3.ly/resosocio

Les principales reprises sont dans Management (Mars 2010), La Tribune, Courrier International, Courrier Cadres, sur France 5 etc...
 
Plusieurs commentaires sont aussi visibles sur le groupe Facebook que nous avons créé pour la sortie de ce livre:
www.facebook.com/group.php?v=info&gid=323839557279



 
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 12:46

Renaissance Numérique vient de remporter l'appel à projets "Ordi 2.0" sur la
région Île de France qui avait été lancé par la Délégation aux Usages de
l'Internet (DUI). Le jury a ainsi reconnu le sérieux et l'implication de
l'association qui fut parmi les membres fondateurs du programme aux cotés de
la DUI.


Le projet de Renaissance Numérique consiste à développer le reconditionnement
d'ordinateurs sur la région Île de France en lançant un grand plan de
sensibilisation des différents acteurs. A cet effet, le livre blanc que vient
de terminer la commission reconditionnement de Renaissance Numérique sera
largement diffusé. Une étude des besoins va être lancée parallèlement à la
construction d'un site internet dédié à ce projet. A la rentrée 2010, des
écoles franciliennes devraient pouvoir bénéficier d'un équipement informatique
grâce au reconditionnement et au projet de notre association.


Pour répondre à cet appel à projets, Renaissance Numérique s'était entourée de
plusieurs partenaires (la plupart membres de notre think tank) que nous tenons
à remercier : les Ateliers sans Frontières, Microsoft France, la Maison des
Services A la Personne, Ateliers du Bocage.


Renaissance Numérique remercie enfin la Délégation aux Usages de l'Internet
pour sa confiance et sa détermination à développer le numérique pour tous.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 12:31

Comment faire pour que les 2,5 milliards d'euros du grand emprunt dédiés au développement des usages sur le numérique ne soient pas consacrés qu'à de grands groupes industriels d'une part, et qu'ils soient utilisés d'autre part à des usages citoyens visant à améliorer la société tout en développantt une activité économique rentable? 
Les modalités de l’innovation dans l’industrie numérique reposent sur la multiplication de prototypes à génèse rapide. Nous ne savons pas aujourd’hui qui sera le champion de 2015 et encore moins celui de 2020 : il est donc indispensable de démultiplier l’amorçage de projets innovants portés par des entrepreneurs.

L’un des enjeux du grand emprunt sur le numérique concerne la méthode. La facilité incite la puissance publique à se tourner vers les institutions, mais il est important que l’Etat privilégie la décentralisation et la micro-économie. La culture du réseau est au cœur de l’économie numérique. Internet est un réseau, il est aujourd’hui plus que jamais social, mobile, en temps réel.  Dès lors, qui, mieux que les acteurs de l’économie numérique, connectés sur la Toile, sont en capacité de relayer l’emploi des fonds publics apportés par le Grand Emprunt ?

Constituer un réseau social de 250 chefs d’entreprise reconnus et respectés de l’économie numérique, dans toutes les régions de France, qui, mobilisés dans une démarche citoyenne, apporteront leur expertise pour identifier les bons projets émergeant en attente de financement, formaliser leur évaluation et accompagner les jeunes pousses. Ce réseau social de proximité apporterait un soutien efficace aux administrations centrales et territoriales engagées sur le terrain pour déployer les investissements du Grand Emprunt. Il permettra de multiplier les investissements – de 50.000 € à 250.000 € - et pourquoi pas, de donner vie à 5.000 nouvelles entreprise numériques et créer, à l’horizon 2015, 100.000 emplois qualifiés et une centaine de champions européens …

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:07

Comment tout savoir sur les réseaux sociaux sans se connecter !


Mon 2ème ouvrage: "Facebook, Twitter et les autres, comment intégrer les réseaux sociaux dans sa stratégie d'entreprise", est paru chez Pearson le 26 février 2010.
Il est disponible sur les sites Amazon, Fnac, dans les magasins Fnac et en librairie:
http://3.ly/resosocio

Dans ce livre, coécrit avec David Fayon, les principales théories permettant de mieux comprendre le phénomène croissant des réseaux sociaux sont présentées.

De nombreux exemples concrets expliquent comment une entreprise peut intégrer les réseaux sociaux dans sa stratégie, en fonction de l'objectif visé: communiquer autour d'une marque, générer du buzz, nouer des partenariats, recruter des collaborateurs, élargir un circuit de distribution, améliorer la gestion de la relation client...

Plusieurs conseils sont donnés pour optimiser l'utilisation de Facebook, Twitter, LinkedIn ou Viadeo  au niveau professionnel: quels outils intégrer? quelles fonctions choisir? quelle architecture prévoir?

Au fil du texte, la parole est donnée à de grands acteurs du Web, dont Loic Le Meur (fondateur de Seesmic et du Web), Dan Serfaty (fondateur de Viadeo), Michel Gotlib (directeur marketing de Coca Cola), Guillaume Buffet (bloggeur et fondateur du cabinet de conseil Web Les Gentils), ou encore Etienne Drouard, avocat chez Morgan Lewis & Bockius MNP et expert du droit sur le Web.

Enfin, le livre ouvre de larges perspectives sur les grands enjeux des réseaux sociaux dans la société de demain.


facebook twitter et les autres


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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 14:48


A l'occasion de ses voeux au monde de la culture jeudi 7 Janvier, Nicolas Sarkozy a repris plusieurs idées du rapport Zelnik rendu public la veille, notamment l'instauration d'une taxe sur les revenus publicitaires du Web (surnomée la taxe Google)  ainsi que la mise en place d'une carte musique jeune pour favoriser le téléchargement légal de musique.

Au départ, une belle cause que tout le monde ne peut que défendre: les ayant droits. Pour faire simple, les fournisseurs d'accès et les moteurs de recherche du Web seraient accusés de voler les artistes non rémunérés à leur juste valeur pour la diffusion de leurs oeuvres sur Internet.

Avant même de réfléchir au problème de fond, se pose clairement un problème d'indépendance du rapport Zelnik: rappelons que l'auteur de ce rapport (Patrick Zelnik) n'est autre que le producteur de Carla Bruni...la conclusion du rapport est de taxer les acteurs de l'Internet....mais les a-t-on écoutés dans le cadre de ce rapport? En tout cas, l'association Renaissance Numérique, think tank de l'Internet citoyen regroupant les principaux dirigeants du Web et des universitaires n'a pas été auditionnée...

Sur le fond, la taxe Google est un amalgame dangereux: en quoi les publicitaires sur Internet seraient-ils responsables de la perte de revenus des ayant droits? 

On veut nous faire croire à une défense des droits d'auteurs...mais la préoccupation majeure est l'agenda caché du gouvernement pour taxer les entreprises effectuant un CA en France tout en payant leurs impôts dans un autre pays européen (c'est le cas de Google dont le siège social est en Irlande). Dans ce cas, pourquoi Google en particulier? De nombreuses multinationales ont les mêmes pratiques en toute légalité...

En dehors de l'amalgame, et cela n'a visiblement pas échappé aux auteurs mêmes du rapport Zelnik, se pose clairement la question suivante: cette taxe est-elle réellement applicable?
Trois raisons nous permettent d'en douter.
La première: le siège social de Google étant en Irlande, il sera très difficilede taxer des revenus effectués en France, qui ne seront que du déclaratif. Même si une retenue à la source serait envisageable, elle n'est pas applicablel'Irlande étant un pays collaboratif.
La deuxième:  comme seules les entreprises importantes en terme de publicité sur Internet (Google, Yahoo, Microsoft notamment) sont visées, un problème d'égalité face à l'impôt se posera clairement
La troisième: l'internet est mondialisé...donc comment rétribuer un ayant droit dont le contenu se trouve sur un site français mais consulté surtout par des internautes canadiens ou de pays francophones (hors la France)?

Cette taxe aura en revanche des conséquences graves sur le secteur du numérique en France. Le gouvernement français apparaît de plus en plus ringuard en fliquant les fraudeurs (Loi Hadopi) ou en taxant les revenus publicitaires sur le Web...répression, et seulement répression....

Première conséquence: en taxant le secteur, après avoir instauré la loi Hadopi, on crée de la volatilité en France sur l'industrie du numérique, et ceci n'est jamais très bon: pour qu'un secteur se développe, il faut de la stabilité, un environnement favorable, des incitations au développement. Le risque ici est la fuite d'entreprises du Web hors de France, ainsi que la non implantation en France de nouveaux acteurs qui préfèreront des pays plus cléments et porteurs...Tout ça pour combien? La taxe Google devrait rapporter autour de 50 millions d'euros (certains parlent de 70), ce qui est très faible par rapport aux impôts, aux emplois, à l'activité économique que pourraient créer des conditions favorables à l'implantation et au développement de nouvelles entreprises innovantes en France dans ce secteur. La Silicon Valley à la française ne restera qu'un vieux rêve...!

Deuxième conséquence: la taxe Google risque de ne pas toucher Google si la loi reste au niveau France, mais en revanche des sociétés françaises du numérique déjà touchées par la crise et les difficultés économiques, ce qui serait antinomique avec les objectifs initiaux!  La seule possibilité est que cette taxe soit instaurée au niveau européen, mais un long parcours du combattant est à prévoir...

Troisième conséquence: le gouvernement français se plaint souvent de ne pas avoir un Google ou un Microsoft à la française....mais avec cette taxe  supplémentaire, on décourage les entrepreneurs du Web, les potentiels créateurs de start up. Pourtant, plein des services restent à créer sur de nouveaux usages majeurs comme la e santé, les usages autour du très haut débit, la 3D, le e governement, l'accès aux NTIC pour tous, l'accessibilité, le lien social intergénérationnel et les applications citoyennes des réseaux sociaux. Quid de toutes ces créations d'emploi potentiel  (je rappelle sur le secteur des TIC représente 25% de la croissance mondiale et 40% des gains de productivité, selon le rapport Rocard-Juppé pour le grand emprunt)?

Le plus affligeant est surtout de constater la ringardise de ces mesures, appliquant la taxation (outil d'une autre génération) à un secteur du futur.  Nos gouvernants ne comprennent pas la révolution des comportements apporté par l'Internet.
Prenons les droits d'auteur par exemple, au coeur du rapport Zelnik. Les majors ont accumulé un tas d'or sur le dos des auteurs depuis de nombreuses années...et on accuse l'Internet!  Pourtant, l'Internet permet aussi d'inventer de nouveaux modèles économiques bien plus favorables aux auteurs que celui des majors: n'importe quel citoyen aujourd'hui peut devenir producteur (par ex sur mymajor.com) et soutenir un artiste, dont il récupèrera des royalties si celui ci devient une star. De noubeaux artistes ont émergé sur MySpace et leur carrière n'aurait jamais été lancée par une major. N'est ce pas un modèle plus citoyen et plus juste?

Ne nous trompons pas de débat: arrêtons de diaboliser l'Internet et les nouvelles technologies qui constituent une formidable évolution de nos sociétés, et dont  les bénéfices restent bien supérieurs aux dangers révélés.

Mais l'Internet exige d'être innovant, de se remettre en cause, de regarder le monde différemment, de comprendre les nouveaux usages et de bannir toute résistance a changement...Impossible pour certains!
Hélas, il semble clair que seule la perte d'une élection pourra sensibiliser nos politiques à cette révolution de l'Internet. Un seul a eu une vraie compréhension et anticipation de l'importance de l'Internet: Barack Obama...et il a gagné!

Christine Balagué








 





 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 16:19

 

La commission Zelnik, qui avait été mise en place par Frédéric Mitterrand pour réfléchir à une meilleure rémunération des artistes, vient de rendre son rapport au Ministre de la culture. Elle préconise principalement de taxer les revenus publicitaires en ligne. Cette énième proposition témoigne d’une méconnaissance patente de l’internet et des technologies de l’information et de la communication.

 

La commission présidée par Patrick Zelnik recommande d’instaurer une nouvelle taxe sur les acteurs de l’internet. En quoi les publicitaires seraient-ils responsables des pertes de revenu des artistes ? La commission Zelnik entretient un amalgame dangereux selon lequel les entrepreneurs du web voleraient les artistes !

 

Il faut privilégier une démarche innovante et entrepreneuriale à une recherche de la sanction et de la taxation à tout-va. Arrêtons de diaboliser internet et regardons plutôt les bénéfices apportés ! car ni les annonceurs en ligne, ni les fournisseurs d’accès à internet, ne volent les artistes. Bien au contraire : ils participent à l’émergence de nouveaux modèles économiques qui ont l’internet comme support, ils participent à rapprocher les consommateurs des artistes, à les soutenir, à co-financer leurs productions. On est dans la co-production de valeur innovante.

 

Les difficultés économiques d’un secteur, quel qu’il soit, ne doivent en aucun cas servir de prétexte à une amputation des entrepreneurs, des  innovateurs, ni de l’ensemble des acteurs du numérique et de leurs ressources financières, qui sont la croissance et les emplois de demain. En France, faute d'idées, on n'a plus que des taxes. Il faut mener une réflexion plus juste et plus renseignée sur le numérique et la création culturelle....

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 11:03

Même si l’importance des études on line progresse, ce sont souvent des méthodes ou des concepts traditionnels qui sont utilisés. Face aux nouvelles technologies et à l’explosion du Web 2.0, il est nécessaire de développer de nouvelles approches et de travailler en particulier sur des données comportementales plutôt que déclaratives.

 

 

Selon le dernier rapport Esomar (Global Market Research 2009), les études on line représentent désormais 20% du marché global des études menées par les entreprises.

Ceci s’explique par une utilisation croissante des nouvelles technologies (59,4% des foyers français ont aujourd’hui accès à l’Internet (Médiamétrie, Mars  2009), alors qu’en 1996 seulement quelques foyers y accédaient) ; et une confiance accrue en l’achat en ligne (selon Médiamétrie, plus de 20 millions d’internautes achètent en ligne en France aujourd’hui alors qu’ils n’étaient que 12 millions en 2005). Les études en ligne intéressent aussi les entreprises pour des raisons de justifications de budgets: en effet, sur Internet, la traçabilité de l’information permet de calculer souvent le ROI des études menées, argument crucial en période de crise où les budgets à la baisse doivent être principalement attribués à des actions efficaces. Cependant, même si les études on line se développent, elles utilisent des méthodologies classiques, majoritairement des enquêtes en ligne à base de questionnaire. La donnée relevée est dans ce cas une information déclarative, bien éloignée souvent des réels comportements des individus (plusieurs études montrent un écart jusqu’à 20% entre une information déclarée et constatée sur des données comportementales), ce qui constitue une première limite à ces études on line traditionnelles. Une deuxième limite est la faible adaptation des études aux nouveaux canaux d’expression du consommateur, comme par exemple les usages Web 2.0, pourtant en explosion : en décembre 2008, 69,4% des internautes français fréquentent des sites communautaires et des blogs; en mars 2009, « Facebook » est le mot-clé le plus tapé en France avec 38,3 millions de requêtes (Mediamétrie, Mars 2009). Le phénomène plus profond est que les marchés sont devenus des conversations (concept, lancé en 1999 dans «The Cluetrain Manifesto » et mis en application par Procter & Gamble ou Coca-Cola), conversations qu’on trouve en ligne sur les forums, les blogs ou les réseaux sociaux. C’est là que se trouvent les consommateurs, en particulier les nouveaux influenceurs, les consommateurs qui se plaignent, ou ceux qui diffusent des informations formidables sur les produits. Ces supports présentent un intérêt majeur en terme d’étude : on y trouve des données très riches, originales et en grande quantité. Mais les études doivent s’y adapter : l’analyse des conversations par exemple inclut de nouveaux outils comme l’analyse de réseau, le text mining ou encore les réseaux de Petri. Une troisième limite des études traditionnelles est qu’on retranscrit online des méthodes et concepts validés depuis longtemps off line. Par exemple, la plupart des sites Web aujourd’hui s’intéresse à la satisfaction des internautes, mesurée via un questionnaire souvent post achat. Ce sont dans ce cas des données déclaratives de l’internaute, pouvant être décalées par rapport à son comportement réel. Par exemple, dans le baromètre E-performance 2009 de Yuseo sur les cybermarchés, les résultats montrent un taux de satisfaction (déclaré) des internautes élevé (supérieur à 60-70%) alors que les données comportementales du parcours client sur ces sites marchands sont désastreuses: 59% des internautes seulement parviennent à sélectionner des produits et à élaborer une liste, 42% parviennent à passer une commande, et 53% arrivent concrètement à contacter le service client….L’étude de ces données comportementales apparaît ben plus riche que l’analyse de la satisfaction  déclarée: c’est bien la détection des points de blocage sur le site (là où l’internaute bloque) qui est un levier majeur d’amélioration du CA du site. Il est donc nécessaire de mesurer le bon concept, et l’étude des parcours client devrait donc devenir une analyse systématiquement menée par tous les sites Web marchands!

 

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Published by christine balague - dans Ergonomie
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