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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 11:02

Depuis sa naissance dans le secteur de la vente à distance, le marketing direct a connu plusieurs phases d’évolution: la première a opérationnalisé l’individualisation de la communication;  la deuxième s’est intéressée au data mining, l’information client devenant la clé du marketing; le marketing one to one s’est ensuite imposé avec  l’individualisation (rentable) de l’offre; puis s’est diffusé le marketing relationnel,  découvrant les exigences du client et se focalisant sur la reconnaissance, la fidélité. Aujourd’hui, les nouvelles technologies remettent en cause ces techniques classiques pour deux raisons principales.

La première est la transformation du comportement du consommateur. Même si la France est encore très en retard par rapport aux pays étrangers avec seulement 59,4% des foyers français ayant accès à l’Internet (Médiamétrie, Mars  2009), cette situation ne doit pas cacher une profonde modification du comportement des consommateurs. En décembre 2008, 69,4% des internautes français fréquentent des sites communautaires et des blogs; en mars 2009, « facebook » est le mot-clé le plus tapé en France avec 38,3 millions de requêtes (Mediamétrie, Mars 2009). Ces chiffres ne sont que la manifestation d’un phénomène plus profond: les marchés sont devenus des conversations. Ce concept, lancé depuis dix ans déjà (The Cluetrain Manifesto, 1999), repose sur l’idée selon laquelle les nouvelles technologies permettent d’inventer de nouveaux moyens de partager la connaissance rapidement, les marchés devenant ainsi plus intelligents. Procter & Gamble (au travers de Jim Stengel) ou encore Coca-Cola ont développé des techniques pour y répondre. Ces marchés des conversations se développement largement aujourd’hui via le Web: les nouveaux influenceurs des consommateurs sont des forums, des blogs ou certains réseaux sociaux. C’est aussi là que se diffusent des plaintes ou du buzz sur les marques.  

La deuxième raison de la remise en cause des outils classiques de marketing direct se situe du coté des entreprises. Celles-ci ne sont pas culturellement habituées à gérer ces marchés des conversations. Ceci peut être lié à un problème d’organisation: les sites web dépendent généralement d’une structure indépendante des services marketing; une  base de donnée centralisée incluant tous les points de contact client (dont les call centers et les conversations sur internet) est rare.  Ainsi, un client se plaignant à un call center peut recevoir 2 jours après une offre promotionnelle envoyée par le service marketing, et diffuser son mécontentement ensuite sur un blog à forte audience, sans que l’entreprise n’ait centralisé l’information…

 

Par conséquent, le nouveau défi du marketing direct est d’écouter les consommateurs là où ils s’expriment, puis de solliciter ou orienter ces conversations. L’écoute et la discussion de la marque sur des outils interactifs sont les clefs du marketing direct actuel.

Pour développer ce marketing direct interactif, trois conditions semblent nécessaires. La première est de se doter d’outils d’écoute adaptés: base de données incluant tous les points de contacts client, mais aussi les conversations sur la marque circulant sur internet pouvant influencer ce client; outils de text mining, pour analyser cette information non structurée, ou de netnographie pour mieux comprendre ces discussions ; mesure des influenceurs du Web sur le marché, puis  mise en place d’une stratégie de dialogue avec eux. La deuxième condition est culturelle, avec la nécessité de créer dans les équipes marketing une réelle culture de marketing interactif fondée sur la co-production avec le consommateur. Une dernière condition est de se rapprocher du monde de la recherche. Les chercheurs en marketing sont les pionniers dans la compréhension de ces  nouveaux comportements. Ils ont étudié en profondeur la diffusion des informations sur le Web, la mesure des influenceurs, les comportements dans les réseaux sociaux. Leurs publications permettent de mieux comprendre ces phénomènes en y apportant des solutions concrètes. Les rapprochements entreprises-recherche en marketing sont très développés aux US, c’est encore un phénomène naissant en France.     

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:59
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:48
THESE-C-Balagu-.pdf THESE-C-Balagu-.pdf 

Pour télécharger la thèse sur les réseaux de Petri de C. Balagué, cliquer sur le lien ci dessus





                              Les réseaux de Pétri, une méthode innovante

                      pour modéliser un phénomène viral ou de buzz




Le comportement des internautes est bien complexe…aujourd’hui, le Web n’est plus seulement une source de recherche d’informations, mais aussi un lieu d’expression, de jugements, d’expérience de nouveaux comportements, d’immersion dans des réseaux sociaux..

Deux éléments majeurs sont liés au développement de ces phénomènes: d’une part un nombre jamais égalé d’informations fournies par les internautes ; d’autre part une prépondérance des liens communautaires et des connections primant même sur le comportement individuel. Michel Serres affirme même que dans ce monde, le connectif devient plus important que le collectif…

Une exigence majeure apparaît aux chercheurs: la nécessité de comprendre, de modéliser et de simuler ces comportements complexes.

Plusieurs théories s’affrontent sur le processus viral et les connections entre les internautes. Celle tout d’abord de Malcolm Gladwell, qui dans son ouvrage bien connu « The tipping point » défend l’idée qu’une information va d’abord se diffuser vers un nombre de personnes limitées (les influenceurs), puis dans un deuxième temps, ces influenceurs vont largement diffuser à d’autres, et le processus va ainsi se propager comme le montre la partie gauche de la figure ci-dessus. Duncan Watts au contraire, affirme que deux individus dans le monde (quels qu’ils soient) sont connectés par maximum six personnes, confirmant ainsi l’expérience du petit monde et les six degrés de séparation de Milgram (1967). Selon Duncan Watts, contrairement à Gladwell, le processus s’effectue de manière aléatoire, comme le montre la figure de droite ci-dessus.

C’est dans le domaine de la sociologie que la littérature est riche dans l’analyse et la compréhension des réseaux et des connections entre les individus.

Cependant et plus largement, la modélisation de ces comportements est plus rare, en particulier dans le domaine du marketing, alors que les campagnes de marketing viral et de buzz sont de plus en plus pratiquées.

Dans cette recherche de modélisation, constatons tout d’abord que dans la plupart des cas, les sites Web (marchands ou non), les communautés virtuelles, les réseaux sociaux peuvent être assimilés à des systèmes multi-agents, où de nombreux  agents (les internautes) mènent des actions simultanées, parallèles, synchronisées, séquentielles. Les modèles traditionnels sont peu adaptés à représenter ces types de phénomène, car généralement ils ne peuvent pas intégrer ces quatre types d’actions, surtout de manière dynamique. Il est donc aujourd’hui nécessaire de trouver d’autres méthodes innovantes pour appréhender ces phénomènes complexes de comportements sur le Web.

L’une de ces méthodes s’appelle les réseaux de Petri. Ils ont été crées au siècle dernier dans les années soixante par Carl Adam Petri (1962) pour étudier des systèmes dynamiques complexes.Les réseaux de Petri furent ensuite développés au MIT et appliqués dans de nombreux domaines. Cette technique de modélisation est aujourd’hui l’une des principales utilisées pour des analyses à la fois qualitatives et quantitatives de processus dans lesquels des informations, des documents ou des tâches sont transmises d’un individu à un autre, l’ensemble du système évoluant vers une nouvelle phase à chaque étape. Parmi l’ensemble des modèles existants, les réseaux de Petri et leurs extensions possèdent un intérêt fondamental indéniable: ils ont fourni les premières approches de modélisation utilisées pour maîtriser les comportements des systèmes parallèles et distribués, synchronisés et communicants. Les fondements mathématiques de ces modèles sont très robustes. De plus, ils reposent sur un support graphique aisé pour l’expression et la compréhension des mécanismes de ces comportements, permettant des représentations faciles à comprendre. Ils possèdent un grand intérêt dans de très nombreux et importants domaines d’applications. 

Les réseaux de Petri ont été utilisés dans de nombreuses recherches, particulièrement  dans les domaines suivants : recherche opérationnelle, informatique, systèmes d’information mais aussi science des organisations. Un site Web (www.daimi.au.dk/PetriNets) particulièrement complet sur les réseaux de Petri regroupe une communauté virtuelle très vivante de l’ensemble des chercheurs et praticiens qui dans le monde travaillent sur ce thème.

Les réseaux de Petri peuvent être utilisés pour modéliser et simuler des systèmes de tout type. Ils sont en particulier très utiles pour décrire et analyser des systèmes dynamiques complexes qui comportent des flux d’informations. Ces modèles permettent de représenter des systèmes dynamiques, c’est à dire des systèmes évoluant d’un état à un autre à la suite d’évènements internes ou externes.

Un réseau de Petri est constitué des composantes  structurelles suivantes :

·        Les places: notées graphiquement par des cercles ; les places représentent les différents états ou conditions du système ;

·        Les transitions: notées graphiquement sous forme de barres ou de rectangles, les transitions décrivent les évènements qui modifient les états du système ; Ces transitions peuvent être paramétrées par des processus souvent stochastiques.

·        Les arcs: notés par des flèches qui joignent les places aux transitions et les transitions aux places, ils constituent les connecteurs entre une place et une transition dans un sens déterminé;

·        Une distribution de jetons dans les places, qui traduisent le dynamisme du système puisque les jetons vont se propager dans le réseau en fonction du déclenchement des transitions (liées aux évènements qui surviennent).

 

Plusieurs recherches ont été menées en marketing appliquant les réseaux de Petri pour modéliser des processus de marketing viral. Par exemple, la modélisation du processus de création d’adresses récoltées par processus viral dans des jeux promotionnels a donné de bons résultats en terme de performance du modèle, tout en permettant des simulations de types de jeux différents (alternance de questions (qualification versus virales) et/ou de sources de recrutement ). De même, l’analyse de campagnes e mailing a permis d’analyser plus précisément l’impact de la durée inter emails sur le nombre de produits achetés sur un site Web.

 

Mais quel est l’avenir de ce type de modèles ?

Les réseaux de Petri font partie d’une famille de modèles plus large que sont les systèmes multi-agents. Etant donnée la complexité des phénomènes sur le Web, la spécificité des actions des internautes et la limite de nombreux modèles classiques, ces approches vont probablement se développer et évoluer dans les prochaines années. Les nouveaux phénomènes comme les réseaux sociaux de type Facebook ou MySpace, les communications SMS entre les individus à partir de mobiles, les processus interactifs, le Web 3.0, sont autant d’applications intéressantes pour l’application de ce type d’approches.  



Bibliographie :

 

Balagué Christine et Lee Janghyuk (2007), “Dynamic Modeling of Web Purchase Behavior and E-Mailing Impact by Petri Net” Recherches et Applications en Marketing, vol.22 (2)

Balagué Christine, “Multi-agents systems modeling by Petri networks” (2006), EDAMBA Journal, 3rd Thesis Competition

Balagué Christine (2005) Thèse en Sciences de Gestion :« Les systèmes multi-agents en marketing: modélisation par les réseaux de Petri »

Balagué Christine (2005), “Modèle dynamique de l’impact viral d’un jeu promotionnel on line par les réseaux de Pétri”, Congrès International de l’Association Française de Marketing, Nancy, France

 


THESE CHRISTINE BALAGUE

" Les systèmes multi-agents en marketing: modélisation par les réseaux de Pétri "

Résumé:
L’objectif de cette thèse est l’étude et la modélisation en marketing des systèmes multi-agents interactifs dans le cadre des nouvelles technologies et en particulier sur Internet.
Dans une première partie, nous étudions le concept de systèmes multi-agents interactifs sur Internet en présentant une revue de littérature s’inspirant de courants de recherche aussi divers que le marketing, la psychologie sociale, la stratégie, l’intelligence artificielle et l’informatique.
Nous présentons ensuite la théorie des réseaux de Petri, modèles développés en recherche opérationnelle et en informatique.
Nous appliquons ensuite ces modèles à deux cas d’application. Nous étudions et modélisons tout d’abord par les réseaux de Petri des systèmes de listes de cadeaux sur Internet.
Notre deuxième application est un jeu promotionnel de marketing viral sur Internet.


" Multi-agent systems in Marketing: modeling with Petri nets "

Abstract:
The concept of multi-agent systems has been widely used in computer science, operational research, organizations management to understand how different agents interact between each other within an environment. In marketing, the new technologies (Web, mobile phones, etc..) used by consumers make multi-agent systems quite difficult to understand.

However, very little research has been done on modeling and optimization of such complex systems.

We propose to introduce Petri nets to model marketing actions in these environments. To start with, our research presents an overview of the literature on multi-agent systems and on Petri nets method. Then, we apply Petri nets to model Web site visits and purchase on a wish list website, on which we also measure and optimize e-mailing impact. In a second application, we model by Petri nets a viral promotional game on line. The objective is to optimize the number and the order of the viral and qualification questions of the game in order to maximize the global viral impact of this marketing operation. We finally conclude with all the future research opened by applying Petri nets in the marketing field.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 15:28






L’Agence pour le Numérique : une belle initiative qui n’est qu’une première étape

Paris, le 20 novembre 2009

La commission sur le Grand Emprunt a rendu son rapport au gouvernement ce 19 novembre. Elle

préconise notamment la création d’une « Agence pour le numérique » chargée piloter deux fonds qui

investiront respectivement dans les infrastructures (« action 16 ») et dans les usages du numérique («

action 17 »). Le think-tank Renaissance Numérique se félicite des priorités retenues tout en alertant le

gouvernement sur les modalités de constitution et de fonctionnement de cette agence.

Renaissance Numérique apporte son soutien à la création des deux fonds d’investissements

numériques :

 

"La constitution de ces deux fonds reprend les propositions dévoilées par Renaissance

Numérique le 24 avril dernier. Nous les avons présentées aux cabinets de François Fillon, Nathalie

Kosciusko-Morizet et Patrick Devedjian au printemps, puis envoyées à MM Rocard et Juppé en

septembre dernier"

 

se réjouit Christine Balagué, Co-présidente de l’association.

Dans sa communication d’avril dernier, Renaissance Numérique recommandait déjà de créer un fonds

d’investissement public pour soutenir et accompagner les jeunes entreprises se lançant dans le

numérique. Pour assurer la pérennité et l’efficacité de ce fonds, l’association insiste sur la nécessité de

créer un comité d’experts chargé de valider la pertinence des projets et de les accompagner dans la

durée. Ce comité regrouperait des représentants de l’Etat, des pôles de compétitivité et des chefs

d’entreprise phare du Numérique comme ceux que fédère le think tank.

Guillaume Buffet, Co-président de Renaissance Numérique, estime que la constitution de ces fonds

d’investissements n’est qu’une première étape :

 

 

"Soutenir la création et le développement des

entreprises du Numérique dans le domaine des usages et des contenus par le biais de financements

publics est un immense progrès. Mais l'action de la future Agence pour le Numérique ne doit pas

s'arrêter là. Suivre et accompagner les projets est une condition indispensable à leur succès "

 

.

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 15:23




Renaissance Numérique propose 6 mesures "NTIC"
pour soutenir le plan de relance et l’emploi en France




Paris le 24 avril 2009
 

Rattraper le retard de connexion des seniors sur Internet, faciliter la création d'entreprise citoyenne dans les NTIC, favoriser l'accès internet aux foyers défavorisés ainsi que l’accessibilité, développer fortement le très haut débit, et former au numérique nos TPE/PME : conformément aux engagements pris le 6 mars dernier, Renaissance Numérique multiplie les propositions d'action autour d'internet et des NTIC pour soutenir le plan de relance du Gouvernement. Issues des travaux des 6 commissions permanentes du Think Tank internet citoyen, ces mesures détaillées et chiffrées sont immédiatement applicables. Leur effet sur la croissance et l'emploi est mesurable à court terme. Conformément aux valeurs et missions de Renaissance Numérique, l'ensemble de ces mesures participe de la démocratisation de l'internet et de ses usages.

Mesure en faveur des Seniors

Contexte :
Bien vieillir, c’est rester jeune plus longtemps. Le numérique est aujourd’hui un moyen de rester connecté avec le monde et les autres. C’est un outil de maintien de l’autonomie de chacun et de lutte contre l’isolement.
Aujourd’hui parmi les 40% de français non équipés, le segment « senior » représente  environ 8 millions de foyers. Il s’agit donc de créer les conditions qui faciliteront cette mutation. C’est un défi pour notre société de plus en plus « vieillissante ».
Mesure :
Cette mesure consiste à proposer aux ménages seniors non connectés à internet une offre de services à la personne d’une durée de trois ans, intégrant une connexion internet, la formation assistance et la mise à disposition d’un PC, le tout pour un prix de 30 euros par mois. Les prestations de mise à disposition du PC et de sa maintenance, de formation et d’assistance entrent dans le champ des services à la personne et seront éligibles au mécanisme de réduction d’impôt.
Le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi, Laurent Wauquiez, a annoncé, le 24 mars 2009, le lancement d’un nouveau plan de développement des services à la personne, qui inclut la mise en œuvre du projet "internet pour tous", inscrit dans le plan France Numérique 2012, afin de permettre aux ménages seniors d’accéder à internet par une offre de services à la personne sur le principe de la mesure ci-dessus. Les mesures du gouvernement consistent en une expérimentation sur 10 000 personnes dans 5 à 6 départements pour une durée de 12 mois. Renaissance Numérique demande que ce programme ne reste pas à un stade d’expérimentation (qui ne réduira pas la fracture numérique chez les seniors), mais qu’il soit étendu à 1 million de seniors en France.

Chiffres :
Investissement : 360 Millions d’euros sur un an
Création de plusieurs milliers d’emplois dans les services à la personne, directs et indirects
Impact sur la diminution de la fracture numérique: 1 million de seniors sortis de l'isolement pour nouer des contacts, bénéficier de services et effectuer des démarches autonomes.

Mesure en faveur de la création d'entreprise internet/TIC Citoyenne

Contexte :
Si nombreux sont ceux qui se plaignent de l'absence d'un Google ou d’un Microsoft à la Française, il est rare d'entendre des propositions favorisant une dynamique de création d'entreprises "startUps" internet en France. Et pourtant, l'excellence française en termes d'ingénieurs et de développeurs est mondialement reconnue. La crise actuelle va renforcer le phénomène, rendant quasiment impossible tout projet de création d'entreprise dans le domaine (projet la plupart du temps "non brevetables"), en l'absence de capitaux risqueurs prêts à s'impliquer dans la création de Startups Internet françaises.

Mesure :
Mise en place d'un fonds d'investissement public, piloté par le Secrétariat d'état au développement de l'économie numérique, soutenant la capitalisation des jeunes pousses dont les projets favorisent les usages et les contenus numériques en France et définissant des critères citoyens complémentaires à la simple analyse d'un "business plan" (création d'emplois, éco-citoyenneté, ...). Mise en place d'un comité de sélection et d'accompagnement mixte Etat /Entrepreneurs.

Chiffres :
Capacité d'investissement du fonds : 150 millions d'euros
Nombre d'emplois créés : 30 000 en 24 mois
Mise en œuvre : rentrée 2009

Mesure en faveur de l’équipement en ordinateurs et de la formation des foyers défavorisés aux NTIC

Contexte :
La fracture numérique aggrave la fracture sociale, notamment en période de crise pendant laquelle les chômeurs ont un besoin accru d’informations et de connexions à des sites spécialisés dans la recherche d’emploi. De même, les enfants des foyers à faibles revenus doivent pouvoir eux aussi accéder à la société de l’information pour leurs études.
Mesure :
Bâtir une plateforme Web organisant la filière de reconditionnement autour du label ordi 2.0, pour équiper 150 000 foyers défavorisés la 1ère année et 500 000 foyers en cinq ans. Mise en place opérationnelle sur le Grand Lyon, la Région Parisienne, Marseille et Lille. La formation serait prise en charge à 50% par l’Etat et à 50% par les collectivités locales.

Chiffres :
Investissement  (structure, site Web, communication, formation) : 1 million d’euros.
Trois avantages majeurs: accès à un équipement à bas prix grâce à l’économie solidaire, respect de l’environnement et de la DEEE, développement d’emplois pour des personnes peu qualifiées ou en réinsertion sociale.
Mise en œuvre : rentrée 2009

Mesure en faveur du développement de l'accessibilité web

Contexte :
Depuis la loi du 11 février 2005, l'accessibilité des sites web du secteur public est une obligation en France. Pourtant, 4 ans plus tard, ceux-ci restent dans leur grande majorité "inaccessibles", limitant, évidemment l'accès à l'internet public pour les personnes handicapées. Au delà de ce premier constat, ce manque de mise à niveau limite aussi le potentiel de ces sites auprès du plus grand nombre (Portabilité vers les supports mobiles, facilité d'accès aux e-citoyens, ...) et ne pousse pas à la modernisation des Systèmes d'information et à la recherche dans le domaine.

Mesure :
Dédier un budget public pour impulser la mise à niveau du web public français... et participer à la relance de l'économie.
La mesure prévoit une formation initiale aux recommandations internationales d'accessibilité WAI, la formation continue sur trois ans, le développement des nouveaux sites conformes à ces recommandations et la mise en place d'une structure de pilotage. Elle propose en outre la création d'un programme de recherche pour la création d'une bibliothèque numérique nationale accessible, ainsi que la mise en place d'un fonds de financement de l'innovation en accessibilité numérique.

Chiffres :
- Mise à niveau des sites Web des communes de plus de 10 000 Ha.
- Investissement total : 88 millions d'euros sur 3 ans.
- Création d'emplois directs et indirects : 30 000 (dont 500 directs pour les personnes handicapées).

Mesure en faveur du développement du très haut débit

Contexte :
Le marché du haut débit arrive à maturité avec plus de 18 millions de clients et moins de
500 000 foyers non éligibles. La France cependant prend un retard significatif dans le basculement vers la desserte fibre jusqu’au client. En effet, seulement 25 000 foyers sont abonnés à un service sur un total mondial déjà supérieur à 30 millions d’utilisateurs.
Au rythme actuel des investissements des opérateurs télécoms, il faudrait plus de cent ans pour équiper toute la France en desserte fibre optique.
Le passage du cuivre à la fibre optique dans la desserte des foyers et entreprises intervient dans un contexte réglementaire qui privilégie la concurrence par la duplication des infrastructures dans les zones les plus denses (entre 3 et 8 millions de lignes concernées en fonction des scénarios des opérateurs) et met en perspective une large majorité de foyers et entreprises hors d’atteinte de cette migration (plus de 15 millions de foyers et plus de 50% des entreprises). Aucune mesure gouvernementale n’incite la mise en place d’une mutualisation de toutes les infrastructures y compris dans les zones dites les plus denses, ce qui conduit les opérateurs télécoms à investir de façon non pertinente en dupliquant les réseaux et en réduisant d’autant plus le rendement de ces investissements. De ce fait, les investissements privés seront moins étendus en dehors des zones les plus retables.

Mesures :
Diffusion rapide de la fibre optique avec un objectif d’au moins 10 millions de foyers éligibles d’ici 10 ans dans un cadre neutre ouvert et permettant le foisonnement d’une offre de services et d’emplois
Montée en débit des zones non éligibles au FTTH, en favorisant la mise en œuvre des solutions dites « Haut débit augmentée » qui consistent à « booster  les connexions ADSL de bas débit.
Conduire le gouvernement à débattre publiquement avec les acteurs du secteur numérique mais aussi avec les collectivités locales et l’ARCEP sur la pertinence d’une concurrence par l’infrastructure dans la construction d’une boucle locale de fibre optique.
Etudier la mise en place d’un mécanisme d’incitation qui favoriserait la mutualisation des réseaux dans les zones très denses et transfèreraient les économies ainsi réalisées dans des zones rentables mais moins denses et non ciblés par les opérateurs.
Associer à ce mécanisme les collectivités locales afin de privilégier des projets intégrant la péréquation entre les zones très denses et les zones moins denses; éviter que les agglomérations se trouvent “découpées en deux” entre le cœur couvert par plusieurs opérateurs et la périphérie laissée à la seule charge de la puissance publique ou abandonnée.

Chiffres :
Pour la construction d’une couverture nationale en fibre optique à terme le coût global est environ de 25 milliards d’euros à amortir sur 25 à 30 ans et à réaliser sur 10 ans si l’on veut en tirer le meilleur effet dynamique pour toute l’économie française, environ 1/3 pourrait être financés par les opérateurs télécoms si et seulement si cet investissement ne consiste pas à tripler des infrastructures dans les 3 à 4 millions de foyers les plus rentables, 1/3 par d’autres partenaires privés ou institutionnels (dont CDC, investisseurs privés, sociétés concessionnaires type Vinci, Bouygues, Eiffage ...) et 1/3 par un apport public au titre de l’investissement local (collectivités locales...). A noter que les investissements routiers chaque année pèsent plusieurs dizaine de milliards d’euros en France.

1 milliard d’euros pour soutenir le passage de l’ADSL bas débit à un service de « haut débit augmenté » pour tous d’ici 5 ans (100 euros * 10 millions de foyers), dans la ligne des recommandations du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental, Rapport MARCON mars 2009).
Un fond spécial mobilisant l’épargne logement pour équiper ces immeubles en câblages neutres et ouverts FTTH (objectif 5 millions de logements en 5 ans => environ 5 à 8 milliards d’euros de mobilisés),
Le coût d'un plan fibre aux USA a été estimé à environ 100 milliards de $. Une étude évalue qu'avec 20% des foyers abonnés au FTTH près de 300 000 emplois directs seront créés aux USA (Source : Brookings Institute). ITIF (groupe de prospective indépendant) démontre même qu'investir immédiatement 10 milliards $ dans la fibre créerait plus de 500 000 emplois directs et indirects...

Mesure en faveur de la diffusion de l'internet et des TIC dans les TPE et PME

Contexte :
Malgré plus de 400 mesures en faveur de l'informatisation des TPE et PME disséminées dans le territoire, le véritable mouvement des TPE françaises vers l'internet n'a toujours pas lieu. Celles-ci s'en retrouvent plus fragilisées encore en période de crise. Pourtant, dans certaines régions, des chefs d'entreprises, en collaboration avec les Chambres de commerce, ont mis en place des sessions de formation bénévoles et gratuites "entre citoyens". Ces sessions rencontrent un véritable succès là ou elles ont lieu.

Mesure :
S'appuyer sur le succès local des "WebSchools" pour initier une dynamique citoyenne chez les chefs d'entreprises et des salariés familiarisés avec internet et créer un réseau de Webschools locales pilotées par des bénévoles et soutenues par le réseau des Chambres de commerce et d'industrie. Communiquer en amont sur les initiatives pour garantir leur succès et leur coordination. Donner accès en aval à des formations délivrées par des professionnels dans le cadre du DIF.

Chiffres :
Objectif 100 Webschools dans 100 villes de France d'ici la fin 2009.
4 sessions par an en moyenne.
30 présents par session.
Soit 12 000 entreprises sensibilisées dès 2009. 50 000 en 2010.
Budget : 4,5 millions d'euros pour communiquer, recruter et créer les programmes de formation aval par ville. Le financement proviendra essentiellement d'une meilleure utilisation du budget formation (DIF) déjà existant.

Site Internet : http://www.renaissancenumerique.org

Contact presse : Christine Balagué / Tél. 06.27.71.39.86 / contact@renaissancenumerique.org

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 15:20

 







Renaissance Numérique dévoile son nouveau bureau

Présidence : Christine Balagué et Guillaume Buffet

Vice-Présidence : Jérôme Adam, Mats Carduner et Marc Mossé

Trésorier : Brice Alzon

Responsable des relations entre les membres : Jérémy Garamond 



Paris le 13 mars 2009
 

Depuis sa création en 2005, Renaissance Numérique, véritable think tank de l’Internet citoyen milite pour un triple effort Equipement / Usages / Formation pour réduire la fracture numérique et atteindre les 80% de français équipés, connectés et formés à l’internet. 

Composé des principaux dirigeants des entreprises de l’internet en France, d’universitaires et de chercheurs réputés, Renaissance Numérique vient d’élire son nouveau bureau. 

Il sera désormais co-présidé par Christine Balagué et Guillaume Buffet, rappelant par là même l’association forte entre la recherche et l’entreprise au sein du think tank. 

Christine Balagué, 44 ans, est enseignant-chercheuse en Gestion à l’Université des Sciences et Technologies de Lille 1 et professeur vacataire à HEC. Docteur en Sciences de Gestion (HEC), diplômée de l’ESSEC et de l’ENSAE, elle mène au sein du laboratoire LEM-CNRS des travaux sur le comportement des internautes face aux nouvelles technologies et sur les phénomènes de réseaux sur le Web. Elle est également experte auprès de la commission européenne sur l’identité numérique. Elle intervient régulièrement dans des conférences internationales et conseille plusieurs entreprises sur leur stratégie Web. En tant que Vice-présidente de Renaissance Numérique jusqu’à sa récente élection, Christine a fortement œuvré à la réduction de la fracture numérique en France et au développement d’un Internet citoyen. Elle est également auteur de l’ouvrage "Dix ans d’aventure Internet ».

Guillaume Buffet, 40 ans, dirige la nouvelle agence conseil  en stratégie et marketing baptisée « Les Gentils ». Il a passé 15 ans dans les métiers de la communication, de l’internet et des NTIC chez Singapour puis chez CRM Company Group en tant que Directeur Général. Guillaume a également présidé l’IAB France (2001 à 2005) et siégé au conseil d’administration de Club Sénat (2006 à 2008). Profondément engagé pour la réduction de la fracture numérique en France, Guillaume est l’un des membres fondateurs de Renaissance Numérique.

Sont également élus Vice-présidents Jérôme Adam (Maître de conférences à Sciences-Po), Mats Carduner (Google France et Europe du Sud) et Marc Mossé (Microsoft France). 

Brice Alzon (Mdsap) est élu trésorier et Jérémy Garamond (Assurone) responsable des relations entre les membres.

Le nouveau conseil d’administration est composé de : Jérôme Adam, Brice Alzon, Christine Balagué, Catherine Barba, Cyril Zimmermann, Guillaume Buffet, Mats Carduner, Laurence Devillers, Etienne Drouard, Jérémy Garamond, Michel Gotlib, François-Xavier Hussherr, Stéphane Lelux, Pierre Kosciusko-Morizet, Marc Lolivier, Roland Tripard, Thibaut Munier, Marc Mossé, Christophe Parcot.

A propos de Renaissance Numérique : Renaissance Numérique, est le Think Tank de l’internet citoyen créé en 2005, composé des principaux dirigeants des entreprises de l’internet en France et d’universitaires et chercheurs réputés. Ses membres se concentrent sur un objectif clair : contribuer à la réduction de la fracture numérique pour atteindre 80% des français équipés et formés à l’usage de l’internet à l’horizon 2010. 

 

Site Internet : http://www.renaissancenumerique.org

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 15:20

 

Lors de sa récente Assemblée Générale annuelle, Renaissance Numérique a eu l’honneur de recevoir Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique.

 

Dans le cadre de cet échange, la ministre nous confirmait  sa volonté de soutenir en priorité l’essor des contenus et des usages. « Sans contenu, le très haut débit est une autoroute sans voiture », précisait-elle.

 

Nathalie Kosciusko-Morizet a par la suite insisté sur la nécessaire intégration de projets en faveur de l’économie numérique dans le plan de relance et ce, à très court terme. Elle ajoutait enfin que son cabinet travaillait actuellement à la finalisation de ces projets et nous a demandé de bien vouloir les accompagner  sur ces sujets.

 

L’ensemble des membres de Renaissance Numérique, et son nouveau bureau, dont je suis la nouvelle présidente, élu à l’unanimité à l’occasion de cette Assemblée Générale, se félicitent de l’accent mis sur les contenus et les usages.

 

A l’issue de la rencontre, tout en rappelant leur totale indépendance, les 7 commissions de Renaissance Numérique se sont engagées à proposer dans les prochains jours des actions opérationnelles en faveur de la relance, tout en poursuivant leur travail de fond qui aboutira à la rédaction de 7 livres blancs au cours de l’année 2009 et se clôturera par un colloque en fin d’année.

 

 

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 15:16

Le colloque du 4 décembre 2008 de Renaissance Numérique a constitué une avancée certaine dans la mise en œuvre de nos projets. L’objectif d’ « Internet pour tous en 2010 » a été défini grâce à un plan d’action clair divisé en  5 points fondamentaux.

 

Au total, une cinquantaine de réunions de travail ont permis de cibler chaque problématique et effectuer des propositions tout en ayant analysé leurs impacts par rapport à l’objectif commun de réduction concrète de la fracture numérique. Le résultat de ces réflexions : un ensemble de 12 propositions -adressées cet été au Ministre Eric Besson pour alimenter la réflexion qui a présidé à l’établissement de son propre rapport au Premier Ministre. 

 

Nous y voyons plus clair maintenant dans la feuille de route à suivre et les engagements à tenir.

 

 1 – Prendre le virage du Très haut débit :                                                                                

 

·   Accès des Français à tous les  prestataires de services numériques grâce au développement d’un réseau ouvert

 

·   Pour le développement du très haut débit il est urgent d’impliquer tous les pouvoirs publics locaux

 

·   Intégration des nécessaires investissements déterminants dans un réseau de fibres optique dans le plan de relance de l’économie.

 

 

2 – Créer une émission dédiée au numérique sur la télévision publique

C'est possible et souhaitable! C'est le constat qu’ont communément fait les intervenants.

 

·   Un format court pour une fiction installée dans la durée, un contenu pertinent car proche de la réalité (Plus web la vie?!).

 

·   Trouver un producteur

 

·   Assurer le financement par des investisseurs ciblés qui pourraient bénéficier de placement de produit ou de sponsoring.

 

 

 3 – Développer l'usage des TICE (TIC dans l' éducation)

·         Suivi de la mise en œuvre du C2i accompagnement (décrit dans le rapports E-educ) et de la généralisation du C2i2e ("C2i enseignants" pour l'enseignement supérieur, décrit dans le rapport Isaac) : Renaissance Numérique effectuera un bilan en juin 2009. 

 

·         Suivi de la mise sur pieds d'un observatoire/agence de moyens sur l'usage des TICE dans l'enseignement par un groupe d'acteurs publics et privés (mission E-educ).

 

·         Etendre le financement des recherches sur les TICE.

 

4- Permettre l'accessibilité de l'Internet à tous

 

·   Pour équiper les foyers défavorisés, écoles et associations : mise en place d'une véritable plateforme nationale de reconditionnement des ordinateurs

 

·   Pour les personnes handicapées : suivi de l'intégration des normes internationales d'accessibilité des sites web à tous les sites administratifs et des éventuelles sanctions afférentes. 

 

·   Pour les seniors : suivi des expérimentations locales du programme "Mieux Vivre à Domicile" ainsi que du plan "Internet accompagné".

 

 

 

5 – Améliorer l'utilisation du numérique par les TPE/PME

 

·   Privilégier les actions locales (avec les CCI, chambres consulaires...).

 

·   Communiquer sur les usages.

 

·   Impliquer les salariés.

 

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 16:10

Comment favoriser l'e-inclusion et réduire la fracture numérique en France ?



La  fracture numérique est le résultat combiné de trois critères: l’accès (les individus n’ont pas le même accès aux technologies de l’information et de la communication en termes d’infrastructures et/ou d’équipement informatique); la compétence (les individus n’ont pas les mêmes compétences face à un ordinateur, qu’elles soient techniques ou autres (lire, écrire, participer à des forums.. ); l’usage (les usages et les attitudes vis-à-vis des TIC diffèrent).

La notion même de fracture numérique est liée à l’existence d’une population d’exclus des nouvelles technologies et de la société de l’information et de la communication. Ces e-exclus sont principalement des personnes à faibles niveau d’éducation et revenus, des sans emploi ou des personnes âgées. 

Selon le rapport eLost (2006) issu d’une étude menée sur l’ensemble des pays européens, l’âge, l’éducation et l’activité principale sont les principaux facteurs explicatifs du niveau d’utilisation d’Internet: 7% des plus de 65 ans versus 78% des 15-24 ans utilisent l’Internet, 37% des sans emploi versus 82% des étudiants utilisent l’Internet. Les eLost se caractérisent également par une attitude négative envers les NTIC en raison de leur méconnaissance des possibilités offertes par les outils: 68% d’entre eux  ne voient pas l’usage qu’ils pourraient faire de ces technologies.

Pourtant, la lutte contre l’e-exclusion est une préoccupation de l’Europe: en 2000, la stratégie de Lisbonne fixe un objectif ambitieux: que tous les citoyens aient les compétences appropriées pour vivre et travailler dans une nouvelle société de l’information pour tous. En 2006, la déclaration 162 de la conférence de Riga confirme cette orientation en visant à réduire de moitié l’e-exclusion en Europe d’ici 2010.
De nombreuses recherches portent sur l’étude de la fracture numérique entre pays du Nord et du Sud (Cheneau-Loquay A, 2004 et 2006 ; Rallet et Rochelandet, 2004 ; Ripert, 2006). Cependant, l’e-exclusion devient un problème croissant dans les pays développés où deux populations se différencient, l’une utilisatrice des nouvelles technologies et connectée à la société de l’information et de la communication, l’autre exclus de ce monde et probablement aussi du monde de demain.

Le cas de la fracture numérique en France illustre cette évolution. Alors que la France est l’une des sept plus grandes puissances mondiales, elle accuse un fort retard encore en 2008 en matière de taux de connexion à Internet. Quand 52 % des foyers sont connectés à l’internet en France (Médiamétrie, mars 2008), ils sont près de 70% - en Angleterre ou en Allemagne et 80% en Suède ou aux Pays-Bas.

 

Pourquoi réduire la fracture numérique en France:

La réduction de la fracture numérique en France reste un enjeu social, économique et politique. Au niveau social, permettre aux e-exclus d’accéder aux nouvelles technologies apporte plusieurs bénéfices: pour les sans emploi, l’accès à l’internet peut faciliter la recherche d’emploi (envoi de CV, consultations d’offres); pour les foyers défavorisés, il peut faciliter l’insertion sociale si l’interface et l’utilisation sont conçues pour un accès simple aux services sociaux, aux associations d’aide, aux services de proximité; pour les personnes âgées, l’utilisation de l’email peut favoriser les liens intergénérationnels, la connexion à l’internet diminue leur isolement, tandis que plus globalement les recherches technologiques  actuelles vont développer des systèmes favorisant le maintien à domicile de personnes dépendantes. Au niveau économique, plusieurs études ont montré que les nouvelles technologies peuvent apporter un point de croissance supplémentaire en France, ce qui est non négligeable dans la conjoncture actuelle mondiale. Les technologies numériques constituent l’un des moteurs de la croissance mondiale. Selon l'Idate, le marché mondial de l’économie numérique devrait franchir en 2008 la barre des 3 000 milliards d’euros de chiffre d’affaires, avec un taux de croissance (+6%) deux fois supérieur à celui de l’économie mondiale. Selon le rapport Assises du numérique du secrétariat d’Etat au développement du Numérique du 29 mai 2008, le marché français des technologies numériques a progressé en 2007 (+2,6%), mais cette croissance reste néanmoins inférieure de 30% à la croissance européenne, et de 50% à la croissance américaine. Au niveau politique, il existe un réel enjeu, celui de créer une réelle société du numérique bénéficiant à tous, favorisant l’e-inclusion comme facteur de progression sociale et permettant à la France d’avoir une réelle position au niveau mondial dans le secteur des nouvelles technologies.

   

Méthodologie :

Afin de déterminer des pistes de réflexions pour réduire la fracture numérique en France, nous avons organisé des focus groups regroupant des experts. Ces groupes ont été organisés dans le cadre du travail de l’association Renaissance Numérique, qui regroupe des dirigeants de l’Internet et des universitaires, dont l’objectif est de réfléchir et d’agir pour la réduction de la fracture numérique. Les groupes de travail ont été organisés autour de six cibles touchées par la fracture numérique en France: les foyers défavorisés, les zones rurales, les seniors, l’enseignement scolaire, les TPE/PME et les personnes handicapées. Chaque groupe de travail a réuni une vingtaine d’experts sur chaque sujet, provenant d’institutions publiques, d’associations, du secteur privé. Ce travail est donc le résultat d’entretiens de groupes avec plus de cent vingt experts. Une vingtaine de réunions ont été organisées. Ces groupes de travail se sont réunis au cours des mois de Mai et Juin 2008.

Téléchargez les résultats de ces groupes de travail ci-dessous:
RapportInitiativeFranceNumeriquePointCom.pdf RapportInitiativeFranceNumeriquePointCom.pdf
11Mesures_VF.pdf 11Mesures_VF.pdf

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 16:08
               2010 l'Internet pour tous:
15 mesures pour réduire la fracture numérique
                            en France


L'émergence d'Internet change profondément non seulement notre vie quotidienne mais aussi notre démocratie et notre économie. Les changements de société sont le plus souvent perçus à la fois comme une menace et comme une opportunité. Renaissance Numérique pense que cette nouvelle donne est au contraire une chance pour notre pays. La maîtrise des Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) permettra de redonner un second souffle au pluralisme démocratique et de stimuler la productivité de notre économie.

Cependant, en 2007, la France est en retard, notamment en matière de taux de connexion à Internet, contrairement à ce que nos bonnes performances en matière de haut débit peuvent laisser croire. En France, le taux de connexion des foyers est inférieur à la moyenne de celui des 25 pays européens. La France est réellement très en avance sur le haut débit. Mais quand 40 foyers sur 100 sont connectés à Internet en France, ils sont près de 70 sur 100 en Angleterre ou en Allemagne. La France accuse donc un fort retard en ce qui concerne le taux de connexion à Internet par rapport à son rang de grande puissance économique. Cette situation n'est pas une fatalité et des solutions existent pour rattraper ce retard d'ici 2010. Renaissance Numérique a élaboré 15 mesures-clés pour faire de notre pays une puissance au cœur du numérique et pour permettre l'accès de tous à Internet.
Le résultat visé par Renaissance numérique :
En 2010, 80 % des foyers français seront équipés d'un ordinateur, connectés à l'Internet et formés à son utilisation.


Pour télécharger le document:
Livre-blanc---2010---Internet-pour-tous.pdf Livre-blanc---2010---Internet-pour-tous.pdf


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